OBJET STATUTAIRE
Cette association contribuera, en partenariat avec les collectivités territoriales, les institutions et les associations oeuvrant dans le même domaine, à développer une culture architecturale et urbaine qui puisse rassembler ceux qui font la ville et ceux qui la vivent dans la même exigence de qualité.
L'A.E.R.A. se définit aujourd'hui comme une structure qui allie verticalement la recherche la plus ouverte à l'expérience participative locale dans le domaine de l'architecture et la ville, et horizontalement les aspects formels architecturaux et urbains aux aspects politiques, culturels et sociaux dont ils sont nécessairement l'expression.
C'est pourquoi l'A.E.R.A. développe aujourd'hui ses actions en amont des formes, au niveau des processus et des acteurs qui produisent la
ville ; avec ce parti pris fondamental que l'architecture et la ville concernent tous les citoyens sans exclusion.
Tous doivent pouvoir participer à leur développement, c'est même la condition de leur développement harmonieux, formellement et socialement.
Le Centre Méridional de l'Architecture et de la
Ville (animé et géré par l'A.E.R.A.), est aujourd'hui reconnu nationalement comme un lieu de rencontres, d'échanges et de projets pour un développement plus harmonieux de
l'Architecture et de la Ville.
Le C.M.A.V implique aujourd'hui une dizaine d'autres structures professionnelles (architectes & urbanistes), universitaire (Ecole d'Architecture), associatives (A.E.R.A., Solidarités
villes, LIENS, Intinéraires Sud).
TEXTE D'INAUGURATION DU CENTRE MERIDIONAL DE L'ARCHITECTURE ET DE LA VILLE
Le « Centre Méridional de l'Architecture et de la Ville » est un lieu indépendant et citoyen d'expositions, de débats publics, d’études et
d’actions expérimentales, de recherches et de conférences, ouvert à tous. Il est dédié à la participation de tous, sans exclusion, au devenir de l’architecture et de la ville.
L'architecture et la ville, en effet, nous concernent tous et il est essentiel aujourd'hui que puisse exister un lieu dans nos régions du sud, où ceux qui font l'architecture et la ville et
ceux qui l'habitent puissent se retrouver.
Comment, en effet, peut-on faire une ville qui appartienne à tous si tous ne participent pas à son développement ? L'architecture, mais plus encore, la ville qu'elle détermine, sont tributaires
des autres, de tous les autres, dans la matière et le temps de notre imprévisible histoire, et c'est de l'avoir trop longtemps oublié que nos villes modernes se trouvent aujourd'hui cause de
tant de souffrances, individuelles et collectives.
Mais les fractures ne cessent de s’ouvrir. Elles ne sont pas seulement économiques et sociales, mais également culturelles ; entre les hommes de l'art et les hommes d'argent, entre les élus et
les techniciens, entre les décideurs et ceux qui ne décident plus de rien. Il faut, pour que l’on se comprenne, que se construise une culture entre les cultures, et que tous puissent se
retrouver, s’écouter et se comprendre en un lieu qui soit à tous mais ne soit soumis à aucun pouvoir ni intérêt particulier.
C'est proprement la vocation de ce lieu de culture que de dépasser ces frontières qui nous empêchent aujourd'hui de concevoir ensemble les murs dans lesquels il nous faut vivre bien
ensemble.
Elus, services techniques, promoteurs publics et privés, architectes, urbanistes, entrepreneurs petits et grands, industriels, financiers, et avant tout, habitants et usagers (ceux qui
parlent pour eux-mêmes et non pour les autres) sans oublier les sans-voix, ceux qui ne sont ni professionnels, ni habitants, ni usagers même, les insolvables, ceux qui sont exclus du droit à la
ville, du droit à la vie, tous sans exception doivent participer d’une manière ou d’une autre à la production de notre habitat et de nos villes. Tous sont donc invités en ce lieu qui doit être
le leur, le lieu de toutes les rencontres qui ne se font pas ailleurs ; c'est là sans doute le propre de la ville et c'est là l'origine de ses richesses ; c’est là la source de cette œuvre
collective dont nul ne doit être exclu, puisque c’est de la plus grande diversité que naît la plus haute harmonie.
Stéphane Gruet
Architecte, Philosophe
Fondateur du Centre Méridional de l’Architecture et de la Ville